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16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 18:50

« Nous sommes tous libres et nous ne le savons pas ! » Laetitia Bohn-Derrien.

 

Lorsque j’étais adolescente, je me souviens d’un voisin pour qui j’avais une grande estime. J’habitais à Bordeaux et ce voisin en question était un homme de soixante dix ans. Cet homme était parti de rien et avait réussi brillamment sa vie professionnelle. Néanmoins, il n’a pas été épargné par les aléas de la vie :

Sa femme était décédée d’un cancer,

Son fils était handicapé de la polio,

Sa fille était en échec dans sa vie affective et encaissait un divorce.

Ainsi, avec toutes ces déconvenues, il s’était senti, à plusieurs reprises, impuissant face à la destinée de son entourage. De cet enseignement, il avait su mesurer sa chance, la liberté certaine dont il bénéficiait, celle d’être en bonne santé.

Il n’a pas cessé de me répéter : « Quand la santé va, tout va ! »

 

A 20 ans, ce sont des mots que je comprenais de par la logique même du propos. Mais je n’avais pas assez souffert ou vécu la douleur pour être assez sensible à la profondeur du

Ressenti.

 

Aujourd’hui, c’est à mon tour de reprendre cette injonction, mais à ma façon :

« Quand santé rime avec liberté ! »

 

Eh oui ! Quand je suis passée par 3 mois de léthargie profonde couplée à un affaiblissement manifeste des forces physiques, je me suis retrouvée comme invalide : j’étais privée de la plus primaire des richesses sur cette terre : l’énergie vitale, celle dont on a besoin pour exister !

 

Sans énergie, on ne peut plus bouger ; on ne peut plus vivre normalement. La fatigue, à ce degré là, est traumatisante à vivre.

 

J’aurais tout donné pour pouvoir jouir :

-         d’une promenade dehors, à la campagne, au milieu de la nature, au grand air,

-         d’un verre de coca light à siroter en terrasse,

-         d’une baignade dans la mer ou dans l’océan,

 

Le plus simple des bonheurs m’était devenu inaccessible.

 

J’enviais les gens en bonne santé, qui pouvaient continuer à rire, à courir, à aller au cinéma, à visiter des musées, à se rendre à des salons.

J’enviais la plus simple des sorties au restaurant.

 

J’enviais les personnes qui vivaient leur quotidien normalement, sans se soucier des battements de leur cœur.

J’enviais ceux qui étaient dégagés d’un souci de santé ou d’une mort imminente (tel était mon état d’esprit, persuadé que j’étais en proie à une faiblesse cardiaque).

 

Dès que j’ai senti l’énergie circuler à nouveau en moi, j’ai eu la sensation d’être de nouveau habitée par la vie ; c’était la chance d’un deuxième souffle à la Vie :

Jamais bonheur aussi grand ne m’avait été donné !

 

Ce bonheur là, je l’ai soigné, je l’ai cultivé !

A présent, je sais que la plus belle des richesses que nous avons, tout naturellement, c’est la santé !

  

Pour terminer, je souhaite citer ce propos de Sœur Emmanuelle :

 

« Sur fond de douleur et d’insatisfaction, 
il faut savoir apprécier et goûter les mille petits bonheurs très simples
 qui s’offrent dans le cours d’une journée, du matin au soir ».

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Published by Steph-Anne - dans Mon témoignage
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Burn-Out: Témoignage

  • : Témoignage d'un Burn-Out confirmé et d'une Renaissance à la Vie
  • : Au mois d'avril 2006, à 34 ans, j'ai été victime d'un Burn-Out professionnel complet. Aujourd'hui, j'en suis sortie, avec le sentiment de vivre une vraie renaissance à la vie: le souffle de la deuxième chance! C'est dans cette perspective que j'ai créé ce blog, afin de livrer un message d'espoir pour ceux et celles qui sont victimes de l'épuisement professionnel: "Il y a une vie après le burn-out, pleine de surprises et de bienfaits!". Mon conseil: "Lâchez prise!".
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