J’ai rencontré le burn-out sur mon lieu de travail, en Suisse : un grand moment, à marquer d’une pierre noire !

 

Au bout de deux années de surmenage, j’ai fini par en tomber malade alors que je me trouvais en vacances dans le sud de la France : le corps a lâché !

 

De cette période de vacances où j’étais sensée récupérer, je n’ai plus pu me relever. J’étais épuisée, vidée, comme morte !

 

Le diagnostic a été fait en France, par mon médecin traitant, comme suit : fatigue + surmenage + chute de tension = repos forcé.

 

J’ai dû envoyer 3 arrêts maladie, d’une semaine chacun, à mon employeur, le premier mois qui a suivi ma chute.

 

Le Responsable des Ressources Humaines s’est alors mis en relation avec moi pour essayer de comprendre ce qui m’arrivait. Je lui ai expliqué que j’étais épuisée, faute de surmenage. Nous avons eu une discussion sur mes conditions de travail et sur le cahier des charges que je n’ai pas omis de citer comme étant a-bu-sif.

 

Le DRH est allé dans mon sens et a joué la carte de la prudence : derrière les mots et les maux que j’exprimais, j’avais mis le doigt sur un problème beaucoup plus grave : je dénonçais des conditions de travail et des méthodes de gestion abusives. Je levais le voile sur la maladie du Burn-Out qui touche de plus en plus d’employés en Suisse…une évolution de type exponentiel m’a-t-on révélé chez « Swissburnout ».

 

Au bout du premier mois d’arrêt, le DRH m’a demandée si je comptais réintégrer mon poste et reprendre mes responsabilités.

Dans le même temps, il m’a certifié que l’organisation et le contenu du cahier des charges avaient été revus et corrigés, à ma demande. Par ailleurs, on m’avait enfin accordé et trouvé une assistante….ce que je n’ai cessé de négocier avec mes supérieurs directes, faute de ne pas pouvoir mener à bien les tâches qui m’étaient alors imposées, bien avant la chute finale !!

 

Mais toute cette bienveillance que l’on m’a témoignée en m’apportant toutes ces solutions sur un plateau, maintenant que j’étais au bout du rouleau, ne me servait plus à rien….strictement à rien ! Dans cette entreprise, le management a été plus efficace dans l’action de vouloir guérir ou réparer, que dans celle de prévenir, surtout lorsqu’elle n’a plus eu le choix : elle s’est à nouveau trouvée au pied du mur, avec un arrêt maladie supplémentaire à assumer…je n’étais pas la première pour qui ce triste sort arrivait dans l'entreprise!

 

Mais avec toute la bonne volonté dont mon employeur a fait preuve à mon égard, il était déjà trop tard…en tout cas, pour moi.

 

J’ai fini par être licenciée au bout du premier mois d’arrêt maladie, avec 3 mois de préavis.

Le 3ème mois de préavis étant arrivé à son terme, l’assurance maladie suisse à laquelle je cotisais a pris le relais pour m’assurer des indemnités journalières, jusqu’à nouvel ordre de mon médecin traitant.

Enfin, pour finir, je tiens à préciser que j'ai été indemnisée par l'assurance maladie suisse, mais que mon cas n' a pas été reconnue comme maladie professionnelle....d'autant plus que l'entreprise pour laquelle je travaillais était responsable de mon état. 

Avec de la diplomatie, mon cas a été traité à l'amiable.

 

 

Par Steph-Anne
Mercredi 28 novembre 2007 3 28 /11 /Nov /2007 19:20
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