Après le Burn-Out, La Vie Autrement, Mais La Vie Sûrement!
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Cela fait un bon moment que je me suis éloignée de mon blog. Et pour
cause : j’ai rechuté, à la mi-décembre 2007. Le responsable : Moi, rien que moi cette fois-ci ! Ce n’est plus la surcharge de travail, ni la
pression d’un supérieur qui m’a replongé dans cet état de dépression mentale et physique. Eh oui, je me suis retrouvée le propre bourreau de mon
malheur !!
Ainsi, j’ai compris que le burn-out m’est tombé dessus car je présente bien des traits de caractère et un tempérament sujets à cette maladie. Revivre cette décompression a été très douloureux à nouveau, surtout quand on a goûté au bonheur du lâcher-prise, un temps soit peu.
Il m’a paru important de témoigner de cette rechute pour bien expliquer qu’il est essentiel de déceler et de comprendre ce qui vous a mené au burn-out afin d’éviter une rechute.
Pour ma part, ce sont le perfectionnisme, un rythme excessif, une attitude « jusqu’au-boutiste » et une tendance au labeur et à la souffrance endurée qui ont, à nouveau, mis fin à mon équilibre. Je pensais être à l’abri et avoir compris. Je pensais qu’en étant à l’écart d’un contexte de travail, je ne risquais plus rien. Eh bien non !
C’est en m’investissant dans mon blog que je me suis à nouveau brûlée les ailes. En voulant aider les autres, je me suis plombée l’équilibre et j’ai ébranlé le bien-être que j’ai mis tant de temps à reconquérir.
J’adore cette expérience de blog, d’informer, de témoigner, de partager. Mais ce que je ne sais pas faire, c’est l’entreprendre avec souplesse dans le rythme et y prendre du plaisir. Je me laisse griser par le résultat et je rentre aussitôt dans une dynamique du toujours plus, du toujours mieux….oh horreur !
Je me suis donc recassée la figure. Résultat des courses : je reprends des anxiolytiques et je suis en arrêt maladie depuis janvier 2008.
Le mois de décembre 2007 a été très douloureux, dans ma chaire, et dans mon âme. En janvier 2008,
j’ai réalisé que je me mettais toute seule en danger….c’est insupportable et difficile à accepter. J’ai souffert cet état de fait et j’ai prié le ciel de me venir en aide.
Je ne peux pas accepter de me faire autant de mal.
J’ai donc décidé de me remettre en arrêt maladie, le temps de retrouver un équilibre et une harmonie intérieure.
J’ai de nouveau fait un retour sur moi, un bilan sur mes travers, mes défauts, qui ont fait le lit de cette souffrance jusqu’à aujourd’hui.
J’ai de nouveau consulté mon acuponcteur….ça me fait un bien fou !
Et puis je me suis mise à la sophrologie : une vraie découverte ; c’est ce qu’il me fallait. Je fais des séances de méditation au moins 3 fois par semaine. Je me régale à me retrouver en état de rupture avec le monde extérieur pour mieux me rapprocher de mon être intérieur. Je communique avec mon MOI profond. Grâce à la sophrologie, j’apprends à me dépouiller de mauvais mécanismes, de mauvais traits de caractère ; mais surtout, j’apprends à en intégrer de nouveaux. C’est une démarche d’ouverture et de conscientisation vers une nouvelle attitude, une nouvelle façon de réagir, de poser les choses et de les apprécier.
La rechute est douloureuse. Mais elle permet de comprendre et d’avancer.
Aujourd’hui, je me sens mieux. Je dirais même que je ressens des moments de joie et de paix intérieurs intenses. Dans mon malheur, il me semble être chanceuse, dans le sens où je comprends davantage de quoi est fait le bonheur.