Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 16:19

undefinedCela fait un bon moment que je  me suis éloignée de mon blog. Et pour cause : j’ai rechuté, à la mi-décembre 2007. Le responsable : Moi, rien que moi cette fois-ci ! Ce n’est plus la surcharge de travail, ni la pression  d’un supérieur qui m’a replongé dans cet état de dépression mentale et physique. Eh oui, je me suis retrouvée le propre bourreau de mon malheur !!

Ainsi, j’ai compris que le burn-out m’est tombé dessus car je présente bien des traits de caractère et un tempérament sujets à cette maladie. Revivre cette décompression a été très douloureux à nouveau, surtout quand on a goûté au bonheur du lâcher-prise, un temps soit peu.

 

Il m’a paru important de témoigner de cette rechute pour bien expliquer qu’il est essentiel de déceler et de comprendre ce qui vous a mené au burn-out afin d’éviter une rechute.

Pour ma part, ce sont le perfectionnisme, un rythme excessif, une attitude « jusqu’au-boutiste » et une tendance au labeur et à la souffrance endurée qui ont, à nouveau, mis fin à mon équilibre. Je pensais être à l’abri et avoir compris. Je pensais qu’en étant à l’écart d’un contexte de travail, je ne risquais plus rien. Eh bien non !

C’est en m’investissant dans mon blog que je me suis à nouveau brûlée les ailes. En voulant aider les autres, je me suis plombée l’équilibre et j’ai ébranlé le bien-être que j’ai mis tant de temps à reconquérir.

J’adore cette expérience de blog, d’informer, de témoigner, de partager. Mais ce que je ne sais pas faire, c’est l’entreprendre avec souplesse dans le rythme et y prendre du plaisir. Je me laisse griser par le résultat et je rentre aussitôt dans une dynamique du toujours plus, du toujours mieux….oh horreur !

Je me suis donc recassée la figure. Résultat des courses : je reprends des anxiolytiques et je suis en arrêt maladie depuis janvier 2008.

 

Le mois de décembre 2007 a été très douloureux, dans ma chaire, et dans mon âme. En janvier 2008, j’ai réalisé que je me mettais toute seule en danger….c’est insupportable et difficile à accepter. J’ai souffert cet état de fait et j’ai prié le ciel de me venir en aide. 


Je ne peux pas accepter de me faire autant de mal.
  

 

J’ai donc décidé de me remettre en arrêt maladie, le temps de retrouver un équilibre et une harmonie intérieure.

J’ai de nouveau fait un retour sur moi, un bilan sur mes travers, mes défauts, qui ont fait le lit de cette souffrance jusqu’à aujourd’hui.

J’ai de nouveau consulté mon acuponcteur….ça me fait un bien fou ! 

 

 

Et puis je me suis mise à la sophrologie : une vraie découverte ; c’est ce qu’il me fallait. Je fais des séances de méditation au moins 3 fois par semaine. Je me régale à me retrouver en état de rupture avec le monde extérieur pour mieux me rapprocher de mon être intérieur. Je communique avec mon MOI profond. Grâce à la sophrologie, j’apprends à me dépouiller de mauvais mécanismes, de mauvais traits de caractère ; mais surtout, j’apprends à en intégrer de nouveaux. C’est une démarche d’ouverture et de conscientisation vers une nouvelle attitude, une nouvelle façon de réagir, de poser les choses et de les apprécier.

 

La rechute est douloureuse. Mais elle permet de comprendre et d’avancer.

 

Aujourd’hui, je me sens mieux. Je dirais même que je ressens des moments de joie et de paix intérieurs intenses. Dans mon malheur, il me semble être chanceuse, dans le sens où je comprends davantage de quoi est fait le bonheur.

Partager cet article

Repost 0
Published by Steph-Anne - dans Mon témoignage
commenter cet article

commentaires

Sophrologue Paris 06/05/2012 07:13


Bonjour,


Ce message date d'il y à quelques années, mais je me permets de fournir mon commentaire en tant que sophrologue praticien.


Je constate effectivement que je reçois de plus en plus de personne en proie à des problèmes liés au stress au travail et au burn-out. La tendance s'est accelérée ces dernières années...


Je suis en tout cas heureux que la sophrologie vous ai été salutaire à ce moment de votre vie. 


Je vous souhaite d'avoir eu un excellent rétablissement.


M. Eltabet.


http://www.ralpheltabet-sophrologue.fr/


 


 

Jean 15/09/2011 14:31


Bonjour belkhirat, Je suis aussi actuellement en burnout depuis 17 mois et je peine à remonter la pente au point de penser que je ne la remonterai jamais, alors que j'ai à peine 32 ans. Quel âge
avez vous ? Vous dites que cela vous a conduit à l'invalidité. Depuis combien de temps ? Avez vous alors été en arrêt pendant 3 ans ? Vous êtes actuellement en quelle catégorie ? Avez vous le
sentiment de progresser et qu'un jour vous pourrez à nouveau travailer ou pensez vous que cet état soit irréversible ? Merci d'avance pour vos réponses car en ce momement je ne vois toujours pas le
bout du tunnel et cela m'inquiète.


belkhirat 10/03/2011 15:59



c'est incroyable. j'ai été en burn-oout, et je me retrouve complètement dans ce que tu dis. Mais à 200% oserais-je dire! depuis je suis en invalidité, voilà où cela m'a menée. Mais j'ai appris
sans travailler. cela reste tout de même difficile, le temps passe, il faut se structurer en dehors de tous repères, garder une hygiène de vie. moi, ce que je n'arrive pas à faire, bien qu'ayant
fait une psychothérapie-analytique de 7 ans qui a été salutaire(1000 fois ouf), c'est prendre du bon temps pour moi. A force de se vouer aux autres, on n'arrive pas à s'occuper de soi. c'est le
seuml bémol qui m'empeche d'avancer encore à ce jour. avant, je m'occupais de moi, je me faisais plaisir, mais là j'ai perdu le goût et l'énergie.



douglas 16/07/2009 08:21

bonjour, tout d'abord merci... j'ai pris le temps de lire vos lignes qui ma foi m'ont conforté et aidé dans mon malaise.... je suis commercial depuis environ 2 ans... mon précédent emploi était d'être "bouche trou" dans une sociétée ou je devais pratiquement tout faire et tout découvrir chaque jour... vivre a 200 a l'heure à ses avantages et ma foi des inconvénients à retardement.... aujourd'hui commercial, le climat de l'entreprise ou je travail à changé... le ciel bleu s'est un peu assombrit... on parle de + + toujours plus ... chaque jour est une nouvelle réfléxion blessante... d'un températement un peu rebelle, j'ai le sentiment en moi même que je me brise en morceaux... que finalement "ils" ont réussi à m'atteindre... je passe en ce moment toutes mes nuits les yeux ouverts... j'ai les matins des nausées sans pourtant atteindre la limite du vomissement... je prends dans la journée des mini "secousses" puis un accélèrement cardiaque au point de tremper ma chemise.... j'ai été arrêté par mon médecin 4jours il y a environ... 2 semaines, durant cette période, je n'ai fait que "glander" rester en calecon et me zombifier sur mon canapé à ne rien faire.... juste le "plaisir" de dire que je gachais une journée à ne rien faire car je le voulais.... puis le retour à la réalitée aura été 2 fois plus violent... j'ai eu le droit à un retour grincant à des remarques.... et au titre de "fumiste".... voilà... d'un naturel un peu stressé mais aussi de quelqu'un qui "garde" tout, j'ai atteint mes limites... je me sens déchiré au fond de moi-même... les relations intimes avec ma copine sont de moins en moins nombreuse non pas de l'envie mais de cette espèce de "fatigue" qui me vide de l'intérieur..... j'ai l'impression de me sentir disparaître au fond de moi même.... et de ne laisser que mon enveloppe vide.... comme si on voyait une bougie s'éteindre de plus en plus doucement... voilà, ce que je ressents ? de la peur... au quotidien, un dégout d'un peu de tout, une tristesse de ne pas pouvoir tenir... de ne pas savoir encaisser ou de ne pas arriver à "relativiser".... j'ai normalement 2 semaines de vacances début aout, les soucis d'argent seront mis de côtés pour tout de même évacuer... mais j'appréhendes déjà mon retour avant même d'être parti....merci en tout cas du temps que vous aurez pris à lire ses lignes...je vous demanderai juste quelques secondes pour y répondre.. peu importe quoi, juste y répondre..merci

Nathalie 27/02/2008 19:57

Bonjour,Votre site est très bien fait. En lisant votre histoire, je me rends compte qu'elle se rapproche de la mienne. J'ai fait un épuisement en décembre 2005 (35 ans), 2 mois d'incapacité de travail, 1 mois de mi-temps médical. Je suis perfectionniste et je veux toujours donner plus, le meilleur de moi même jusqu'au bout de mes forces. Ce burn out n'a pas été une leçon suffisante pourtant très douloureuse (hypoglycémies, douleurs musculaires, tachychardie, crises de vertiges, amaigrissement). L'année dernière, j'ai changé de boulot, évidemment, je me suis beaucoup investie dans mes nouvelles fonctions. Parallèlement j'ai terminé mes cours de sciences administratives, j'ai obtenu le diplôme en juin 2007 avec grande distinction. En juillet, j'étais déjà très fatiguée. Je me suis accordée 2 semaines de repos puis j'ai entrepris des travaux de peinture dans la maison. En septembre, je commençais déjà  à m'essoufler mais j'ai persévéré. En novembre, ma maman a été hospitalisée pour une thrombose, j'ai survécu  dans  un stress permanent, je l'aidais de mon mieux. Décembre, j'étais déjà épuisée, je suis partie m'oxygéner à la mer pendant une semaine, je pensais aller mieux. En janvier, équipe de travail réduite, il faut donner, il faut assumer, je ne veux pas laisser tomber ma collègue.  1er février dernier, une crise de tachychardie importante, les hypoglycémies avaient fait réapparition depuis plus d'un mois, les douleurs musculaires me poursuivaient depuis 2 mois, je prenais du magnésium, des vitamines, des antalgiques pour les douleurs.  Mon organisme est vidé, je n'ai plus aucune force vitale, j'en suis à ma 4ème semaine de maladie et aucune amélioration à l'horizon. Mon sommeil n'est toujours pas réparateur. Le médecin généraliste a l'air perdu par rapport à mon état. Il y a 2 ans, j'avais été suivie en milieu hospitalier par une endicronologue mais je me vois mal prendre rendez vous auprès d'elle puisqu'il a été démontré que je n'avais ni diabète, ni problème de thyroïde. Personnellement, je trouve que le burn out est très mal encadré en Belgique.  Je devrais peut-être me faire conseiller par un psychologue. Mais une fois de plus, je n'ai aucun renseignement. A croire que le burn out ne soit pas reconnu comme maladie. Je suis très contente d'avoir découvert votre site, il va peut-être m'aider à trouver une solution radicale. Je dois changer mon mode de vie, c'est clair. Nathalie

Steph-Anne 16/03/2008 13:53

Bonjour Nathalie! Quel périple, quel massacre! Arrêtez-vous: il est encore temp, avant que ce ne soit catastrophique! Vous êtes jeune, comme moi. Toutefois, vous remarquez que votre corps ne suit plus...il est en train de vous crier sa douleur et de vous dire que vous allez trop loin: vous êtes complètement en rupture avec vous-même. Arrêtez-vous et reposez-vous: évitez d'en arriver là où je suis arrivée moi-même. En ce sens, je suis heureuse d'avoir pu vous éclairer avec mon témoignagne. Il est complet et je crois que vous y trouverez vien des pistes, tant en termes de qualité de vie, que de références littéraires et scientifiques. Il y a aussi pas mal de sites que je mets à disposition ainsi que des contacts de psychologues spécialisés en la matière. Faites-vous aider! Dites-vous bien que j'ai été en arrêt maladie près de 21 mois et que ça fait 2 ans que je n'ai pas travaillé: il m' a fallu beaucoup de temps pour me reconstruire. Aujourd'hui encore je me sens vulnérable; mais j'ai besoin de sortir de chez moi et de rencontrer d'autres personnes. Je prends des cours de dessin. Et puis je vais me mettre au yoga méditatif. Il ne faut pas que je lâche la méditation et les moments de recueil que je peux me prendre: ils sont essentiels à une ntrospection intérieure qui permet de se retrouver et de se réénergétiser. Aujourd'hui, je vais bien, je vais mieux. Je reste toujours fragile et c'est une discipline de chaque jour pour maintenir mon équilibre. Je crois que je suis amenée à être vigilante pour le restant de mes jours; je le prends d'autant mieux que c'est pour mon harmonie et mon bien-être intérieurs. Je m'éloigne à nouveau de mon blog, en effet: j'y dilapide mon énergie. Néanmoins, je suis contente de l'avoir fait car mon témoignage peut aider d'autres personnes à comprendre que pour être bien et équilibrée mentalement et physiquement, il faut rompre avec les exigences d'une société qui prône le culte de l'urgence et de la performance. Il faut surtout comprendre que nous avons un profil qui tend à s'enliser dans cette dynamique.Je commence à retravailler lundi 17 mars et j'en suis ravie. J'ai besoin de rentrer à nouveau dans la vie. C'est un boulot sans exigence ni responsabilités particulières. Je travaille dans un caveau pour la vente de vins, 4 jours sur 7, 26 heures par semaine....ça me va très bien comme ça. Le salaire et la performance m'importent peu. Je suis toujours sous anxiolytique et ça mest indispensable pour le moment. Et puis, je vais me coucher tôt le soir, vers 21H00-21H30. Je récupère mieux la fatigue. Je soigne mon alimentation. Je prends régulièrement des oligoéléments et du stimol,pour la forme....rien de bien méchant.Ecoutez-vous: vous avez déjà conscience de l'état dans lequel vous plonge le burnout. De plus, je suis tous les jours contente de rendre service par mon témoignage car je suis vraiment tomber très très bas....c'était limite pour que je ne fasse plus partie de ce monde!   Prenez soin de vous. Accordez-vous de bons moments pour vous. Le plus important, c'est vous, votre santé, votre équilibe, votre bonheur. retenez bien cela. Car le jour où vous tomberez réellement malade, le travail et la performance vous paraîtront vides de sens.je vous embrasse et courage à vous.A bientôt Nathalie et donnez-vous du temps, même s'il faut que ça dure 1 an....nous ne sommes pas infaillibles; nous sommes des êtres humains seulement! bien amicalement

Burn-Out: Témoignage

  • : Témoignage d'un Burn-Out confirmé et d'une Renaissance à la Vie
  • : Au mois d'avril 2006, à 34 ans, j'ai été victime d'un Burn-Out professionnel complet. Aujourd'hui, j'en suis sortie, avec le sentiment de vivre une vraie renaissance à la vie: le souffle de la deuxième chance! C'est dans cette perspective que j'ai créé ce blog, afin de livrer un message d'espoir pour ceux et celles qui sont victimes de l'épuisement professionnel: "Il y a une vie après le burn-out, pleine de surprises et de bienfaits!". Mon conseil: "Lâchez prise!".
  • Contact

Burn-out Conférences

Rechercher

Best-Seller en Suisse