Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 21:22

 

Cette notion de lâcher-prise, du laisser-faire, est très importante pour les perfectionnistes et jusqu’au-boutistes que nous sommes, nous, les burnoutés!

Il ne s’agit pas de laisser-aller, ce qui induit plus l’idée de défaitisme ou de manque d’envie.

Le laisser-faire indique, implicitement,  que nous sommes toujours désireux de mener les choses à bien, mais avec une nuance de souplesse, en se laissant porter et guider par la vie elle-même. On n’est donc plus du tout dans le contrôle, ni dans une action qui va à contre-courant. C’est de l’ordre du subtil.

 

Lâcher-prise, c’est difficile, je le reconnais. Je m’évertue, depuis mon burnout, à laisser la vie me guider, à l’écouter et à aller dans son sens, tout en lui suggérant mes envies.



Ma rechute, au mois de décembre 2007, a été une belle leçon, car elle a révélé que j’étais encore tributaire d’un ancien fonctionnement-réflexe : celui de toujours tout vouloir contrôler. A présent, il n’en est plus question. Ma raison, assistée d’une bonne part de sagesse, l’emportent sur mes impulsions anciennes du « toujours mieux, du toujours plus » : je vis actuellement un processus de libération intérieure.

 

Ne plus être dans le contrôle me confère davantage de souplesse dans mon approche de la vie au quotidien et, à cet effet, me laisse davantage exprimer au grand jour la richesse et le désir en moi, un autre potentiel auquel je n’aurai jamais eu accès dans un état de contrôle permanent. La vie m’est ainsi beaucoup plus surprenante, dans le bon sens du terme.

 

Ne dit-on pas que le mieux est l’ennemi du bien ?

 

Point important : le lâcher-prise prend sa source dans le corps : apprendre à relâcher les tensions, à se détendre, à vider sa tête, à respirer.

Cliquez ci-après: Lâchez-prise, vous n'en serez que plus heureux!  

 

Repost 0
25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 21:19

 

J’ai repris le travail il y a un mois de cela. C’est un vrai changement, une nouvelle vie, une nouvelle façon de m’investir et surtout, un emploi du temps où je peux enfin m’accorder du temps : DU BON TEMPS.

Hier responsable marketing en hôtel 5 étoiles, en Suisse, aujourd’hui conseillère vente dans un caveau à vins, en Provence : là est la réorientation, un retour à l'authentique; quelle aubaine !

 

Intégrer le milieu du vin n’a pas été compliqué dans la mesure où je suis, à la base, diplômée commerciale en vins et spiritueux. J’ai donc fait le choix de retourner à mes premières amours, avec grand plaisir. Toutefois, je tiens à souligner que j’aurais pu retomber dans une entreprise à l’environnement stressant (méthodes de travail, relationnel, objectifs…) ; ça n’est pas le cas.



Photo Patrick Morand
http://patmo.net

Je suis en effet restée très vigilante et à l’écoute de mes envies dans cette quête de vivre le travail autrement. Le contact avec l’employeur, entre autres, a été primordial au cours de l’entretien. Je suis restée très proche de mes ressentis, et surtout de mes désirs. Trop de fois, je ne me suis pas écoutée, j’ai ignoré mon instinct qui, pourtant, me mettait en garde.
Aujourd’hui, je me félicite : j’ai fait le bon choix !

 

Je travaille donc de 19 heures à 26 heures par semaine, 1 week-end sur 2.

J’ai commencé avec un rythme plutôt lent : nous ne sommes pas encore en pleine saison et les clients n’abondent pas par grappes au caveau. Tant mieux ; ainsi, j’ai le temps de reprendre progressivement, après un traumatisme physique et psychologique dont j’ai mis 2 années à comprendre, digérer, accepter et réparer.

 

J’expérimente à nouveau le relationnel et le rythme, l’obligation et la conscience professionnelles, tout ceci avec DU RECUL.

 

Jusqu’ici, tout va bien. Il faut dire que je suis tombée sur un employeur d’une gentillesse absolue et humain : je croyais que ça n’existait plus ! Evidemment, tout est relatif ; mais en comparant avec ce que j’ai vécu, je n’ai pas à me plaindre, loin de là !

 

La pression, je ne connais pas, et je ne veux plus la connaître : plus jamais je ne me laisserai manipuler par les exigences du travail : le respect est le mot d’ordre. Bien sûr, j’ai conscience que le respect qu’il m’est donné passe avant tout par le respect que je me donne. Plus je suis en phase avec moi-même, mieux je sais m’imposer aux autres.

 

Bref, tout ça pour dire que mes conditions de travail, aujourd’hui, sont idéales dans cette phase de réintégration de la vie du travail : elles contribuent à mon nouvel équilibre, tant recherché !

 

 

Repost 0
16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 14:06
Bonjour à toutes et tous!

J'ai été en arrêt maladie près de 21 mois et ça fait 2 ans que je n'ai pas travaillé: il m' a fallu beaucoup de temps pour me reconstruire. Aujourd'hui encore je me sens vulnérable; mais j'ai besoin de sortir de chez moi et de rencontrer d'autres personnes. Je prends des cours de dessin. Et puis je vais me mettre au yoga méditatif. Il ne faut pas que je lâche la méditation et les moments de recueil que je peux m'octroyer: ils sont essentiels à une introspection intérieure qui permet de se retrouver et de se réénergétiser.

Aujourd'hui, je vais bien, je vais mieux. Je reste toujours fragile et c'est une discipline de chaque jour pour maintenir mon équilibre. Je crois que je suis amenée à être vigilante pour le restant de mes jours; je le prends d'autant mieux que c'est pour mon harmonie et mon bien-être intérieurs. Je m'éloigne à nouveau de mon blog, en effet: j'y dilapide mon énergie. Néanmoins, je suis contente de l'avoir fait car mon témoignage peut aider d'autres personnes à comprendre que, pour être bien et équilibrée mentalement et physiquement, il faut rompre avec les exigences d'une société qui prône le culte de l'urgence et de la performance. Il faut surtout comprendre que nous avons un profil qui tend à s'enliser dans cette dynamique.

Je commence à retravailler lundi 17 mars et j'en suis ravie. J'ai besoin de rentrer à nouveau dans la vie. C'est un boulot sans exigence ni responsabilités particulières. je travaille dans un caveau pour la vente de vins, 4 jours sur 7, 26 heures par semaine....ça me va très bien comme ça. Le salaire et la performance m'importent peu. Je suis toujours sous anxiolytique et ça m'est indispensable pour le moment. 
Je m'impose une hygiène de vie stricte: je vais me coucher tôt le soir, vers 21H00-21H30. Je récupère mieux la fatigue. je soigne mon alimentation. Je prends régulièrement des oligoéléments et du stimol,pour la forme....rien de bien méchant.

Je suis tous les jours contente de rendre service par mon témoignage car je suis vraiment tomber très très bas....c'était limite pour que je ne fasse plus partie de ce monde! 
 
Prenez soin de vous: Accordez-vous de bons moments pour vous. Le plus important, c'est vous, votre santé, votre équilibe, votre bonheur. retenez bien cela. Car le jour où vous tomberez réellement malade, le travail et la performance vous paraîtront bien vides de sens.

je vous embrasse et courage à vous.

Donnez-vous du temps, même s'il faut que ça dure 1 an....nous ne sommes pas infaillibles; nous ne sommes que des êtres humains!
 
Repost 0
21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 13:59

Aujourd’hui, animée d’une nouvelle énergie, j’ai le désir qu’elle profite aux plus démunis.

D’emblée, ceux auxquels je pense sont les victimes de l’épuisement professionnel.

La réalisation de mon blog s’est faite dans ce sens : C'est un blog d'entraide, de partage et de témoignages, dédié aux victimes du burnout.
Son objectif est d'informer sur le burnout, de donner des adresses d'organismes ou d'associations, de renseigner sur les sites d'informations, de transmettre des livres témoignages, de communiquer des références scientifiques. 
Mais surtout, c'est un blog qui se veut positif, car son but ultime est de livrer les témoignages de personnes qui sont sorties du burn-out, qui se sont reconstruites avec avec une nouvelle façon d'aborder la vie.

Témoigner mon expérience du burnout constitue un premier pas vers cette ouverture de partage et mon premier élan de solidarité pour tous ceux qui sont tombés dans les méandres de leur vie professionnelle, à s’en brûler les ailes.

 

Ma deuxième démarche s’est caractérisée par ma demande de participation à une mission organisée par l’Unicef, au Niger, pour le projet suivant :



« Au Niger, dans les zones rurales, 64% de la population n’a pas accès à l’eau potable.
Depuis 3 ans, la marque Volvic, en partenariat avec l’Unicef, y construit des puits. 
Du 17 au 21 janvier, Véronique Jannot, marraine du programme, se rendra dans la province de Maradi.
 

J’espère avoir la chance de l’y accompagner ! Je croise les doigts en ce sens...

 

Repost 0
20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 13:52

 



Association pour la Scolarisation des Petites Filles au Cambodge
Offrez une éducation à une petite fille du Cambodge,
 à raison de 30 Euros par mois, 
dons ouvrant droit à une réduction d'impôts sur le revenu.
 
Pour en savoir plus, cliquez sur la bannière ci-dessus.

A toutes les victimes du burn-out: 
Cette démarche est une première action qui symbolise votre volonté de vous tourner vers les Autres en oeuvrant pour leur bien, 
Mais elle contribue grandement à vous détacher de votre cellule professionnelle, 
Et ainsi à oeuvrer pour votre propre salut : 
Celui d'inaugurer une nouvelle étape de votre vie!

Offrir une éducation à une petite fille 
vous remet dans la dimension de partage et de l'entraide humaine. 

Osez! Apprenez à donner autrement!
 

Repost 0
14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 18:56

Laetitia Bohn-Derrien est l’auteur de :

« Je parle : l’extraordinaire retour à la vie d’un locked-in-syndrom » 


Je-Parle.jpg

 

Résumé : « Atlanta ; automne 1999. Le congrès mondial des cardiologues vient de débuter. Laetitia, 33 ans, responsable des relations publiques d’un laboratoire pharmaceutique, accompagne les spécialistes français. Des journées frénétiques, jusqu’à ce qu’une migraine redoutable l’oblige à s’allonger. Elle ne se relèvera pas. Laetitia est en « locked-in-syndrom », enfermée dans son corps. Seul un clignement de paupière lui permet de communiquer. Le staff de neurologues américains est persuadé qu’elle va mourir.

Un mois plus tard, Laetitia bouge une phalange. Laetitia s’est battue chaque jour pour s’occuper à nouveau de ses fils. Elle a repassé son permis de conduire. »

 

Après avoir lu son témoignage, j’en ai déduit que Laetitia Bohn-Derrien a subi un burn-out complet, avec toutes les conséquences physiques qu’il peut engendrer. Elle a vécu un vrai supplice et certains passages sont très douloureux, à la limite de l’insoutenable.

 

Je retiens ce témoignage en particulier pour tout ce qu’il nous enseigne dans le cadre de l’épreuve :

 

-         le surmenage au travail

-         le sentiment d’épuisement que manifeste Laetitia

-         les signes et les cris d’alarme du corps

-         l’impact de l’éducation des parents de Laetitia :

« Chez les Derrien, on n’écoute pas sa fatigue. On va bosser quand on est souffrant ; on mène de front carrière, enfants et maison. La barre est placée très haut. »

 

-         la culpabilité d’une mère face à l’héritage de l’éducation :

« Avec le recul, je regarde différemment ces jeunes femmes si nombreuses qui veulent tout réussir au détriment de leur santé, de leur équilibre. Je voudrais les attraper par l’épaule et leur dire attention, pensez à vous aussi. N’attendez pas qu’il soit trop tard pour vous poser les bonnes questions. N’attendez pas la maladie ou le divorce pour tomber le masque de l’Infaillibilité. »

 

-         Laetitia tombe : son corps lâche des suites d’un AVC (Accident Vasculaire Cérébral)

-         Laetitia est paralysée

-         L’indifférence et la lâcheté de l’entreprise et de l’employeur

-         Ça n’arrive pas qu’aux autres

-         La mauvaise foi des experts

-         Justice faite : le cas de Laetitia est enfin reconnu comme « accident du travail ».

Mais ce qu’il nous enseigne par-dessus tout, c’est une remarquable Renaissance à la Vie :

Aujourd’hui, Laetitia Bohn-Derrien est invalide, certes, mais elle se bat pour la reconnaissance des autres handicapés, faute d’en avoir souffert elle-même.

Elle gère à présent une agence visant à aider l’insertion des handicapés dans le monde du travail. Cette agence s’appelle Handi-Consulting:

 

Handiconsulting

80, avenue de la Grande Armée

75017 Paris

Repost 0

Burn-Out: Témoignage

  • : Témoignage d'un Burn-Out confirmé et d'une Renaissance à la Vie
  • : Au mois d'avril 2006, à 34 ans, j'ai été victime d'un Burn-Out professionnel complet. Aujourd'hui, j'en suis sortie, avec le sentiment de vivre une vraie renaissance à la vie: le souffle de la deuxième chance! C'est dans cette perspective que j'ai créé ce blog, afin de livrer un message d'espoir pour ceux et celles qui sont victimes de l'épuisement professionnel: "Il y a une vie après le burn-out, pleine de surprises et de bienfaits!". Mon conseil: "Lâchez prise!".
  • Contact

Burn-out Conférences

Rechercher

Best-Seller en Suisse