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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 14:03
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Michel Odoul a écrit deux livres qui ont eu un effet salavateur à mon égard:
"Dis moi où tu as mal et je te dirai pourquoi" et "un corps pour me soigner, une âme pour me guérir" m'ont aidée à comprendre pourquoi je vis.

Donner un sens à sa vie, comprendre son chemin de vie ou encore être en distorsion par rapport à son chemin de vie: ceci est essentiel à une renaissance à soi-même, pour enfin regarder la vie autrement. J'ai compris, j'ai digéré, j"ai accepté, et à présent, je travaille pour une nouvelle vie, avec une nouvelle énergie pour que demain ressemble enfin à ce pour quoi je suis faite sur cette terre!



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Published by Steph-Anne - dans Mon témoignage
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 16:19

undefinedCela fait un bon moment que je  me suis éloignée de mon blog. Et pour cause : j’ai rechuté, à la mi-décembre 2007. Le responsable : Moi, rien que moi cette fois-ci ! Ce n’est plus la surcharge de travail, ni la pression  d’un supérieur qui m’a replongé dans cet état de dépression mentale et physique. Eh oui, je me suis retrouvée le propre bourreau de mon malheur !!

Ainsi, j’ai compris que le burn-out m’est tombé dessus car je présente bien des traits de caractère et un tempérament sujets à cette maladie. Revivre cette décompression a été très douloureux à nouveau, surtout quand on a goûté au bonheur du lâcher-prise, un temps soit peu.

 

Il m’a paru important de témoigner de cette rechute pour bien expliquer qu’il est essentiel de déceler et de comprendre ce qui vous a mené au burn-out afin d’éviter une rechute.

Pour ma part, ce sont le perfectionnisme, un rythme excessif, une attitude « jusqu’au-boutiste » et une tendance au labeur et à la souffrance endurée qui ont, à nouveau, mis fin à mon équilibre. Je pensais être à l’abri et avoir compris. Je pensais qu’en étant à l’écart d’un contexte de travail, je ne risquais plus rien. Eh bien non !

C’est en m’investissant dans mon blog que je me suis à nouveau brûlée les ailes. En voulant aider les autres, je me suis plombée l’équilibre et j’ai ébranlé le bien-être que j’ai mis tant de temps à reconquérir.

J’adore cette expérience de blog, d’informer, de témoigner, de partager. Mais ce que je ne sais pas faire, c’est l’entreprendre avec souplesse dans le rythme et y prendre du plaisir. Je me laisse griser par le résultat et je rentre aussitôt dans une dynamique du toujours plus, du toujours mieux….oh horreur !

Je me suis donc recassée la figure. Résultat des courses : je reprends des anxiolytiques et je suis en arrêt maladie depuis janvier 2008.

 

Le mois de décembre 2007 a été très douloureux, dans ma chaire, et dans mon âme. En janvier 2008, j’ai réalisé que je me mettais toute seule en danger….c’est insupportable et difficile à accepter. J’ai souffert cet état de fait et j’ai prié le ciel de me venir en aide. 


Je ne peux pas accepter de me faire autant de mal.
  

 

J’ai donc décidé de me remettre en arrêt maladie, le temps de retrouver un équilibre et une harmonie intérieure.

J’ai de nouveau fait un retour sur moi, un bilan sur mes travers, mes défauts, qui ont fait le lit de cette souffrance jusqu’à aujourd’hui.

J’ai de nouveau consulté mon acuponcteur….ça me fait un bien fou ! 

 

 

Et puis je me suis mise à la sophrologie : une vraie découverte ; c’est ce qu’il me fallait. Je fais des séances de méditation au moins 3 fois par semaine. Je me régale à me retrouver en état de rupture avec le monde extérieur pour mieux me rapprocher de mon être intérieur. Je communique avec mon MOI profond. Grâce à la sophrologie, j’apprends à me dépouiller de mauvais mécanismes, de mauvais traits de caractère ; mais surtout, j’apprends à en intégrer de nouveaux. C’est une démarche d’ouverture et de conscientisation vers une nouvelle attitude, une nouvelle façon de réagir, de poser les choses et de les apprécier.

 

La rechute est douloureuse. Mais elle permet de comprendre et d’avancer.

 

Aujourd’hui, je me sens mieux. Je dirais même que je ressens des moments de joie et de paix intérieurs intenses. Dans mon malheur, il me semble être chanceuse, dans le sens où je comprends davantage de quoi est fait le bonheur.

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 10:37

undefinedUn exemple de bonté, de générosité dans l'attention, dans le partage et dans l'amour.

Il aimait beaucoup la nature; il raffolait d'aller en forêt pour aller chercher des champignons. Quelquefois, je l'accompagnais. J'ai appris à reconnaître les petits blancs, les jaunottes, les trompettes de la mort, la vache à lait, les moutons, etc. j'adorais aller en forêt et en pic-nic avec mes grand-parents qui nous ont transmis le goût, la joie et les bienfaits de la nature.

Nous ne passions pas une seule après-midi enfermés. Dès 15h00, nous partions en forêt ou dans les champs. On s'arrêtait pour acheter le goûter de 4h00, qui, à l'époque faisait le grand succès des "savanes" de Papi Brossard. Mais on allait souvent dans une boulangerie-pâtisserie, et papi nous achetait des brioches sucrées avec une plaque de chocolat au lait. C'est un délicieux souvenir que celui-là!

Ensuite, nous poursuivions notre chemin, en route vers la nature, soit aux pissenlits, soit à l'observation de biches, de cerfs et de faons dans une réserve naturelle, et j'en passe.

Comme il avait été scout dans sa jeunesse, il lui arrivait souvent de nous confectionner des cabanes en bois, des pipes, ou encore des flûtes. Il nous apprenait à nous servir de la nature pour nous émerveiller de simples bienfaits qu'elle peut nous apporter.

Il avait un don artistique certain: il aimait à créer des tableaux à base de feuilles mortes. C'était réussi et de grand talent: un vrai festival de couleurs automnales!

Par ailleurs, il était passionné par la généalogie. Il avait réussi à remonter jusqu'à ses ancêtres du 17ème siècle, voire même, avant. 

C'était un grand philatéliste - collectionneur de timbres, et un amoureux inconditionnel de ses origines et de son village natal; il en collectionnait toutes les nouvelles éditions de cartes postales, au détail près.

Ayant eu 5 enfants avec ma grand-mère, nous voilà aujourd'hui une nombreuse descendance. Il était devenu arrière grand-père 7 fois avant de nous quitter en mars 1999. Il avait 87 ans. Il ne manquait pas d'immortaliser chaque heureux évènement de sa vie en les fixant sur la pellicule. 

Il tenait une quincaillerie et bénéficiait d'une grande popularité auprès de sa clientèle de par sa générosité et de par sa gentillesse. C'était un homme sociable et aimable.

Fervent catholique, il était d'une grande fidélité aux messes et prières du dimanche, ayant échappé de très près à une crise cardiaque qui aurait pu l'emporter loin de nous, bien avant sa date de décès en mars 1999.

 

Mon grand-père a été, est et sera toujours dans mon coeur.

Il est mon ange gardien

Il savait être heureux et vivre dans l'ici et maintenant.

Voilà un héritage intergénérationnel que je m’évertue à pérenniser, pour toujours être dans le juste équilibre et vivre dans l’harmonie.

 

 

 

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Published by Steph-Anne - dans Mon témoignage
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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 10:31

1/L’entourage professionnel

 

Dans l’entreprise où je me suis trouvée face au harcèlement moral, j’avoue que je suis rentrée dans un processus de déshumanisation. Fatiguée émotionnellement et psychiquement, j’ai commencé à développer de l’agressivité à l’égard de mes deux collègues, complices et responsables. Cette agressivité, je l’ai essentiellement exprimé par de l’autoritarisme, seul moyen de m’imposer et ainsi de me forger une carapace. En même temps, cette façon de réagir m’a protégée et a caché une extrême sensibilité, accrue d’une révolte émotionnelle.

 

De cette façon, mes deux bourreaux n’auront jamais su le mal qu’elles m’infligeaient. Pas une seule seconde elles ont pu penser que mon comportement était le miroir même d’une souffrance psychologique.

 

Je n’ai eu aucune attention particulière, ni aucun soutien de la part de mes autres collègues, qui ont préféré jouer la carte de l’ignorance sur cette histoire là. Soudain, on est encore plus seule.

 

Dans l’entreprise suivante où je suis tombée en burn-out, je n’ai pas eu de comportement défaillant. Bien au contraire. Mon humeur s’inscrivait dans le contexte du changement, d’un nouvel entourage : je n’avais plus à faire face à mes deux ex-collègues, 8 heures par jour dans une pièce de 20 mètres carré.

Simplement, la surcharge de travail m’a rattrapée. Lorsque cette entreprise ne m’a plus vu revenir et réintégrer mon poste, elle a cru que je me jouais d’elle. En effet, mon comportement n’avait été en rien révélateur d’un quelconque malaise relationnel. J’avais suscité la sympathie de bon nombre de mes collègues de travail.

De plus, ça ne faisait que 2 mois que je m’évertuais à être confirmée sur ce poste à responsabilités.

 

La relation à la DRH s’est très bien passée. Il y a eu un vrai consensus autour du mal qui m’atteignait, même si c’était trop tard !

En même temps, avec du recul, je leur accorde le bénéfice du doute : en effet, ils n’ont jamais eu à leur connaissance les conditions dans lesquelles j’ai dû quitter mon poste de travail précédent.

 

2/L’entourage amicale

 

Je dirais plutôt que j’entretenais de bonnes relations avec certaines personnes. Les liens tissés avec elles étaient récents. Elles ont su être à l’écoute et me conseiller ; elles ont vu ma souffrance mais elles n’ont pas été réceptives à l’intensité de ma détresse. Etait-ce par impuissance ? Se sentaient-elles dépitées face à cette histoire là ? Se protégeaient-elles ?

 

Je reconnais que mon cas relevait plus d’une aide psychologique. Ce rôle ne pouvait en aucun cas être relayée à la bonne attention de mes bonnes connaissances. J’avais besoin d’un spécialiste : ce que j’exprimais était déjà beaucoup trop lourd pour moi à gérer. Comment en aurait-il pu être autrement pour des amis ? Je ne peux pas leur en vouloir. Ils ont été présents. Ils m’ont tenu la main. Ils ont reconnu mon drame. C’est déjà beaucoup.

 

3/L’entourage familiale

 


Ce sont les premiers qui se sont sentis dépassés parla gravité de mon état de santé.

Je me souviens de leur réaction au lendemain de ma chute :

 

« C’est fou le décalage qu’il y a entre ton mal-être et ce que tu parais ! On n’a pas l’impression que tu es épuisée ; tu as l’air bien….ton visage n’est pas marqué ! ».

 

Eh oui ! C’est le propre du burn-out ! On parait sous un jour où il est difficile pour l’autre d’avoir quelque soupçon sur la brûlure de notre âme.

Et pourtant, intérieurement, j’étais anéantie ; je me vidais du souffle de la vie. J’avais l’impression que chaque cellule de mon corps faillissait sous l’intensité des flammes incendiaires de l’épuisement….Une vraie souffrance physique.

 

Mes parents et mes sœurs s’en sont trouvés désarmés :

« Mais qu’est-ce qu’elle a !!?? » ; « Qu’est ce qui se passe ??!! ».

 

Autant connaissaient-ils les ravages d’une dépression. Mais mon cas leur a posé problème.

 

Mon père a résumé la situation ainsi :

« Tu es allée trop loin. Tu rentres en hibernation ; ton corps a besoin de récupérer…c’est normal. Reposes toi….ce n’est pas grave ; ça ira mieux dans quelques temps ! ».

 

Ma sœur : « Je te connais, tu n’es pas dépressive ! Il y a quelque chose d’autre : fais des examens complémentaires, tu as peut-être une maladie ! Ton état n’est pas normal ! ».

 

Ma mère : « J’ai l’impression que tu fais une grave dépression….mais je ne sais plus quoi penser ; qu’est-ce qu’il te dit ton médecin ? ».

 

Les pauvres : que ça a dû être difficile pour eux. C’est la première fois que j’ai pu lire la tristesse et la douleur dans le regard de mes parents. Ils se sont faits tellement de soucis, faute d’impuissance.

Mes sœurs ont assisté à la chute de « l’exemple de la famille ». Elles en ont été totalement désabusées et soucieuses à la fois.

 

Le Burn-out, c’est aussi déroutant pour la victime que pour son entourage, qu’il soit professionnel, amical ou familial.

 

Je tiens à dire que le burnout remet en cause la structure d’une entreprise, tout comme elle chamboule une cohésion familiale à juste titre.

 

Il est essentiel d’être très bien entouré, d’être bien conseillé et surtout d’être écouté et reconnu dans son mal : celui d’être en burn-out.

 

 

Le Burn-out est une maladie ; ça existe et il faut en parler !

 

 

 

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Published by Steph-Anne - dans Mon témoignage
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15 décembre 2007 6 15 /12 /décembre /2007 18:03

Avec le burn-out, j’ai appris  à prendre l’initiative de me divertir, sans attendre après les autres.


Ma période de convalescence m’offrait du temps du libre : il fallait absolument que je l'utilise dans le sens de mes envies, dans le sens de mes désirs :

« Qu’avais-je omis de faire faute de temps, de timidité ou d’ignorance, disons-le ? ».

 

J’ai écrit une liste de ce que je souhaitais connaître, apprendre ou découvrir.

 

Une sortie à observer les mammifères marins en mer méditerranée. 

Ainsi, je me suis offerte une sortie en mer méditerranée, pour aller observer les dauphins au large du sanctuaire de Pélagos. Le rapport qu’entretient l’animal avec la navigation du bateau est impressionnant de subtilité. Le dauphin agit dans la finesse, dans l’imprévu : là où on ne l’attend pas, il sait nous offrir un spectacle à nous en éclabousser la vue. Je n’oublierai jamais un tel moment de joie, rempli de vivacité et d’énergie. Le dauphin est espiègle. Ils se sont manifestés et relayés par petits groupes, virevoltant au gré des vagues. Sous nos cris d’émerveillements et d’acclamation, on avait droit à davantage de pirouettes et de sauts inédits. C’est très touchant d’accéder à la complicité que veut bien entretenir un animal avec soi. J’ai apprécié cet instant de partage magique : que la nature sait être généreuse !

 

 

Autre moment de bonheur : me rendre à un concert.

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Je n’ai jamais été fan des concerts de musique : le foule et le bruit me font plutôt fuir.

Quand bien même ! Celui là, de concert, je voulais absolument y assister.

D’abord parce que j’ai eu de la chance de retrouver l’énergie et le fil de ma vie : on ne vit qu’une seule fois et il faut lui redonner son but ultime, celui de se faire plaisir!

J’ai donc voulu assouvir le désir d’aller applaudir un jeune Jazzman talentueux; talentueux dans la voix, sensuelle à souhait, et dans le geste aussi : ce jeune homme est très sympa.

Michaël Bublé est un crooner jazzy à la Sinatra. J’ai eu l’occasion de le voir se produire en DVD. Je me suis régalée de le voir en "live". J’étais aux premières loges : mes attentes ont été comblées ; les notes étaient brillantes, la voix vibrante de justesse. Des photos ? Je ne me suis pas faite prier : j’en ai plein la boîte….un en-chan-te-ment !

 

La convalescence, ça a du bon…..autant faut-il pouvoir ou savoir la mettre à bon profit : celui de donner corps à ses désirs.

 

En convalescence, je n’ai plus voulu rêvé ou espéré ; j’ai voulu agir et de nouveau respirer la vie à pleins poumons !

 

 

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Published by Agathe - dans Mon témoignage
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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 16:30
Être déstructurée, c’est comme perdre le fil de soi : on n’est plus du tout recentré sur ses propres désirs. C’est une réelle rupture entre l’esprit, ses désirs profonds et le corps.

 

Le mental écrase la dimension du corps. C’est l’entrée dans un cycle infernal, au détriment du bien-être physique.

 

On est d’autant plus en rupture que l’on n’écoute pas les signes qu’envoie le corps.

Bien au contraire, on les ignore et on les fait disparaître à coup de substances destinées à booster le tonus, telles que café, alcool, drogues diverses. Et ainsi, on continue à se malmener inconsciemment.

 

L’approche de la vie se fait uniquement sur le plan mental. Ceci peut être le résultat d’une éducation et d’un trait spécifique de la personnalité qui accepte de fonctionner de cette façon.

 

Reconsidérer la dimension du corps, c’est:

-          apprendre à respirer, à souffler

-          apprendre à méditer

-          apprendre à faire un effort physique

-          apprendre à reposer le corps aussi

 

C’est Apprendre à vivre son quotidien en redonnant une place à l’expression du corps et à son bien-être. Être à l’écoute de ses sensations, de ses angoisses, de ses maux.

 

Ce qui me paraissait anodin et bénin prend toute son importance aujourd’hui.

 

J’ai eu manifesté :

-          des bouffées d’angoisse

-          des céphalées

-          des maux de dos à ne plus pouvoir marcher

-          des sensations d’oppression

-          des névralgies dentaires….et j’en passe

 

J’ai supporté tout cela comme si c’était normal. Le corps m’alertait de façon périodique et spontanée pour enclencher un rythme d’alerte de façon plus régulière et significative.

A chaque fois, je m’en remettais. Un peu de repos, un remède médical, des médicaments et hop, le tour était joué ! Ce que je n’ai pas compris, c’est que en soignant les symptômes, j’étouffais l’origine du mal-être et du problème de fond.

 

Ainsi, je ne me confrontais pas à la réalité, à moi-même. Je n’ai pas compris que je n’étais pas sur le bon chemin. Je ne me suis donc pas tout de suite remise en question. Je n’ai pas su écouter mon corps et initier un réajustement dans mes comportements et dans mes attentes au quotidien.

 

Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir conscience de cette croyance qui dit que, quand on ne comprend pas la teneur et le sens des épreuves qui se présentent sur notre chemin, alors elles se répètent et se remettent au travers de notre route, jusqu’à ce que l’on comprenne et que l’on procède à un réajustement. 

Chez moi, les faits se sont répétés…jusqu’au drame…ça y est, j’ai compris à présent !!

 

J’ai tellement compris que jamais je n’ai été aussi proche de mon corps. En ce sens, c’est une très belle expérience : je me sens beaucoup plus libre, dégagée du poids de l’ignorance de retomber dans les travers de l’épuisement.

J’ai instauré une vraie discipline de vie en respectant scrupuleusement les appels du corps.

 

-          un coup de pompe ? je vais me reposer

-          des angoisses ? je m’applique à faire des exercices de respiration

-          irritée, énervée ? je sorts prendre l’air. Je vais marcher

-          les nerfs à vif, une contrariété ? je pleure. Je relâche l’émotion ; de cette façon, j’évacue les tensions accumulées.

-          Une insomnie ? j’apprends à relaxer et à vider ma tête soit en lisant, soit en écoutant de la musique, soit en faisant des exercices de respiration.

 

 

Cultiver la pensée positive est essentielle.

 

Je me donne le temps de considérer chaque message de mon corps.

Conscient et inconscient se concilient pour déprogrammer les anciens mécanismes

Et instaurer l’harmonie et la confiance en échange.

 

 

« Ce qui guérit, c’est l’harmonie »

Elisabeth Sombart

Pianiste, créatrice de la fondation Résonnance

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 16:26

C’est malheureux à dire, mais c’est au cours de ma convalescence que je me suis sentie le plus libre et la plus heureuse : je n’avais plus de compte à rendre, plus d’objectifs à atteindre, plus de mission à remplir. Je n’avais plus besoin de prouver et de me prouver. J’ai été contrainte au détachement. Je ne soupçonnais pas que un jour, je saurai ce qu’est être libre, détachée : c’est d’une douceur et d’un apaisement divins ! J’en ai déduit que de vivre le lâcher-prise et le bien-être au fond de soi est un travail de volonté. Je n’ai pas eu de volonté, j’ai été forcée de goûter à l’abandon de tous projets ou autres perspectives. J’ai été forcée de me rattacher au moment présent.

 

Aujourd’hui, l’énergie est revenue, et les projets se sont remis sur mon chemin. J’ai de nouveau la capacité de prévoir et de me projeter. C’est un point positif dans la mesure où cela est synonyme d’un retour à la vie. C’est aussi un point noir, en ce qui me concerne, car je me rends compte que j’ai de nouveau tendance à vouloir contrôler ce vers quoi je désire me diriger. Ainsi, il m’arrive de rechuter, faute de me mettre la pression.

 

Je suis en effet dans des projets qui soulèvent mon enthousiasme. Tout de suite, j’ai le réflexe de l’assiduité, de la structure, du perfectionnisme. Inconsciemment, je m’impose un rythme qui échappe parfaitement à celui de la souplesse. En même temps, j’en ai conscience et je m’arrête dès que le corps me fait signe d’un ras le bol.

 

Le perfectionnisme va à l’encontre de la notion de souplesse, et par la même, de celle du plaisir. 

Au-delà de mes projets et de la réalisation de mon blog, je suis dirigée par le sens du devoir, celui d’informer, de révéler, de partager.

 
Mon sens du devoir est rattrapé par mon perfectionnisme, qui vient ronger le territoire de dame Souplesse.
  
_________________________________________________________________________________________


A présent, je dois me saisir de cette notion là : le plaisir. Intégrer le plaisir, mais aussi la Souplesse dans tout ce que j’entreprends. Je sais que je suis en bonne voie car je conscientise mes travers, si bien que je peux me donner les moyens de les réajuster.

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Published by Agathe - dans Mon témoignage
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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 20:38

J’ai toujours pensé que le relationnel, en entreprise, est bien plus difficile à gérer que les fonctions et missions incombant à son poste.

 

Il y a des comportements à adopter, des remarques ou sous-entendus à capter et à comprendre, des règles à respecter.

 

Plus on monte dans la hiérarchie, plus on est amené à parcourir un chemin jonché d’orties ou d’autres mauvaises herbes et quelquefois, de fosses cachées. Et quand on est parvenu à braver tous ces leurres, il n’est pas rare de quand même se retrouver dans une impasse !

 

J’ai souvent entendu dire qu’un cadre passe 80% de son temps à garder sa place….le reste de son énergie, s’il lui en reste, il peut la consacrer à son travail et à ses objectifs.

 

Eh bien voici le récit d’une de mes expériences qui illustre parfaitement mon « à propos ».

 

En 2004, alors que je recherchais un poste d’Assistante Commerciale en hôtellerie (mon rêve d’alors), je fus contactée par une grande enseigne suisse.

J’ai rencontré le Directeur des Ressources Humaines et la personne Responsable du département des Ventes.

Au cours des deux entretiens, on m’a tout de suite fait comprendre que l’on avait besoin d’une personne structurée, capable d’initiatives et de créativité afin de remettre de l’ordre dans l’organisation administrative du département.

Cette mission première que l’on me présentait correspondait exactement à mon profil et à mes atouts : rigueur, organisation, créativité, sens du contact, bilingue.

J’ai convaincu mes interlocuteurs avec succès et je fus choisie en tant que Coordinatrice commerciale pour remplir cette mission, entre autres.

 

Nous étions 3 personnes au sein du département :

-         une secrétaire en vente et marketing

-         une coordinatrice commerciale (moi)

-         une responsable de département

 

Au bout de 10 mois d’exercice et d’accomplissement, je me suis retrouvée face « aux premières orties », qui prendront la forme d'un conflit de rôle et qui déboucheront sur du harcèlement moral. Je finirai par me retrouver dans une impasse.


Résumé de la situation, comme suit :

 

A l’origine :

 

Un dossier litigieux, dans lequel la responsable n’a pas voulu se reconnaître, ce qui m’a amenée à prendre des initiatives en son lieu et place. Ceci a été l’élément qui a poussé ma supérieure à me marginaliser et à me déstabiliser pour me faire partir.

 

Pour quelle raison :

 

Mon professionnalisme, mon succès dans mes initiatives et diverses opérations relationnelles avec les clients dérangent ma supérieure et l’inquiète, dans la mesure où elles sont le miroir de certaines de ses faiblesses, en particulier en terme de management et d’animation d’une équipe.

Ma conscience professionnelle et mon sens de l’intérêt de la société ne sont pas toujours en adéquation avec un certain confort dans le travail que recherche ma supérieure, ni avec certaines lacunes dans ses compétences de manager.

 

Pour me pousser vers la porte de sortie, toutes les méthodes sont bonnes :

 
Ma supérieure délèguera systématiquement à la secrétaire du département pour m’isoler, en infraction complète avec la teneur de mon contrat de travail et les tâches qu’il impliquait. Ma compétence professionnelle ne peut être invoquée pour une telle initiative dont ma supérieure porte l’entière responsabilité.

 

La secrétaire refusera que je la supervise et ne communiquera qu’avec ma supérieure.  La secrétaire ne pourra que se complaire dans une telle situation qui lui permet de développer ses talents d’intrigante et d’arriviste. Il est regrettable de constater que la hiérarchie figurant dans un organigramme puisse ainsi être détournée selon l’humeur du responsable, au détriment de l’intérêt de la société et de la déontologie la plus élémentaire, sans qu’il ait à en rendre compte au niveau supérieur.

 

J’aurai ainsi mes deux collègues qui agissent contre moi. Face à l’une ou l’autre séparément, je n’ai pas de mal à m’imposer. Dès qu’elles sont ensembles, elles agissent  odieusement et lâchement.

 

Au-delà du contexte purement professionnel, mes deux collègues sont des personnes sans scrupule et d’un naturel envieux. Ma supérieure est très complexée dans son identité de femme qui, ajouté à une certaine faiblesse dans le domaine professionnel par rapport à ses ambitions, l’amène tout simplement à être odieuse et manipulatrice. Toute allusion à la notion de Déontologie est parfaitement incongrue.

 

Depuis quand ?

 
Des prémisses après ma période d’essai et puis de façon insistante, insidieuse et pernicieuse.

 
Comment qualifie-t-on un tel agissement en entreprise ?

 
Du harcèlement moral

C’est la somme d’un ensemble de petits agissements, d’attitudes subtiles donc difficiles à repérer et qui, par leur répétition, portent atteinte à la santé (physique ou psychologique) de quelqu’un ou à sa dignité. Pris séparément, ces agissements ne sont pas forcément graves mais c’est leur systématisation qui fait qu’on parlera de harcèlement moral.

Aux yeux de la loi, un seul élément ne suffit pas à prouver le harcèlement ; c’est l’ensemble des faits qui reviennent systématiquement qui doivent être pris en compte.

 

Comment se défendre :

 

Je déduirai de l’attitude de mes collègues l’existence d’un complot contre moi et je déciderai de m’adresser au Directeur Commercial, afin de lui signaler la situation.

Le Directeur Commercial en parlera à ma supérieure directe, sans aucun résultat quant à un changement de comportement.

Ma supérieure s’entretiendra avec moi et je n’hésiterai pas à lui expliquer que j’ai compris ses agissements et qu’une telle attitude ne me convient pas et n’est pas digne d’un responsable de service.

Elle s’avère de mauvaise foi et essayera de retourner la situation à son avantage en me mettant les torts de la façon suivante : Je prends mal les choses et surtout, je les interprète mal.

 

 J’ai donc pris les grands moyens pour me protéger. J’ai dû trouver une solution et pousser la Direction des Ressources Humaines à m’appuyer pour que le déroulement de mon départ de l’entreprise se fasse à l’amiable. J’ai dû me mettre en arrêt maladie et en profiter pour faire une recherche active d’un autre emploi.

 

J’ai ainsi réussi à partir et à décrocher un poste à responsabilités, mieux rémunéré.  En ce sens, c’était une belle façon d’être reconnue et de me sentir plus forte. En effet, ma supérieure avait fait obstruction à une promotion que la DRH me proposait. Cette promotion m'est passée sous le nez avec l'excuse suivante: "Il y a trop de jalousies dans votre département!". Il faut le vivre pour y croire: c'est absolument de l'ordre du dérisoire!
A toutes ces mascarades et autres mesquineries, je n’ai pas tenu le coup : c’est très déstabilisant ! A la longue, fuir devient épuisant, même si c’est pour son salut !

 

En vain, la triste réalité de la jalousie au travail avait bien entamé mes réserves d’énergies émotionnelle et psychologique : trop de désillusions et de surmenage, le tout alourdi par du harcèlement moral, m’ont conduite au burn-out, alors que je reprenais les rennes d'un poste dans une autre entreprise.

 

De toute cette expérience, le plus marquant a été de réaliser que, même en ayant signalé cet abus, après plus d'un an d'ancienneté, de loyaux et fructueux services, je me suis retrouvée seule, force de constater la lâcheté de la Direction Générale et des Ressources Humaines : un bel exemple d’Humanité dans le travail !!

 
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Published by Steph-Anne - dans Mon témoignage
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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 18:41

C’est ce que j’ai appris à faire : me réveiller et me lever en-dou-ceur.

 

Prendre le temps d’ouvrir les yeux, de m’étirer et de bailler.

Prendre le temps de préparer mon petit déjeuner et de le savourer.

Prendre le temps d’éveiller, de mettre en route tous les sens du corps, sans être brusquée par une échéance du temps…

Enfin prête, je peux passer à l’étape de la toilette, effet revivifiant, pour m’habiller et démarrer la journée d’un pas serein et équilibré.

 

Je n’accepte plus d’être ébranlée par l’urgence ; mon corps n’en est plus capable : fut un temps où il a assez dégusté!

 

Par ailleurs, je reconnais que pouvoir m’organiser ainsi chaque matin est un luxe.

Je suis célibataire, je n’ai pas d’enfant. Je n’ai aucune contrainte spécifique d’emprunts, prêts ou loyers.

Je dispose donc d’une grande marge de liberté et ça n’est pas donné à tout le monde.

 

Tomber en burn-out complet m’a reléguée au ban de la vie du travail.

Qu’à cela ne tienne ; j’avoue être une grande privilégiée dans ce contexte de marginalisation.

J’ai en effet pu me recentrer sur mes propres désirs et aller dans le sens de mon rythme biologique.

 

J’ai su savourer chaque instant que la vie m’offre à nouveau, dont le réveil matinal.

 

Pour finir :   La luminothérapie et le simulateur d'aube

  simulateur-d-aube-solvital-1-.jpg 

En surfant sur le web, je suis tombée sur le site suivant : www.solvital.fr

 

Ma curiosité a été happée par leur technique et conseils visant à soigner chaque « saut du lit » au quotidien.

Jetez-y un œil : vous pourriez éventuellement être intéressé par la méthode du simulateur d'aube et y trouver un remède pour harmoniser vos réveils à votre rythme biologique.

 

Si je travaillais, j’essayerais en tout cas !

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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 18:37

m--dicaments.jpgJe suis passée par cette étape là. A vrai dire, je n’ai pas pu l’éviter!

 

6 semaines après mon 1er arrêt maladie, j’ai été obligée de recourir aux anti-dépresseurs, anxiolytiques et calmants. Sans eux, je ne m’en serai pas sortie.

 

Ils m’ont beaucoup aidée, notamment à calmer mes angoisses, ainsi que toutes les douleurs isolées que je ressentais au niveau du cœur, comme des pincements.

Aujourd’hui, je dirais que j’avais le cœur serré.

 

La médication a soulagé les maux qu’exprimait mon corps. Ainsi, je me suis retrouvée dans de meilleures prédispositions psychologiques pour remonter la pente.

 

Dans ma famille, nous ne sommes pas des consommateurs de médicaments ou autres remèdes. Chez nous, on ne tombe pas malade ; on est en bonne santé.

En ce qui me concerne, j’ai toujours détesté les médicaments, les cachets ou autres gélules. Non seulement je n’ai pas confiance, mais en plus, je redoute les effets secondaires.

 

Et pourtant, avec un constat de burn-out complet, j’ai dû mettre mes peurs et mes croyances dans ma poche.

 

Dans un état de tristesse et de détresse profonde, sans énergie vitale, sans appétit, je n’arrivais plus à émerger la tête de l’eau. J’ai donc fini par accepter de me prendre en main et de prendre quotidiennement la potion du sourire !

 

Eh oui, je ne suis pas si forte que ce que j’ai bien voulu croire!

Je n’ai pas le pouvoir de tout contrôler dans ma vie.

 

Oui, j’ai besoin d’aide ; j’accepte que l’on m’aide !

J’accepte de prendre des médicaments !

 

Personne n’est infaillible. J’ai remis au placard des fausses croyances :

« Quand on veut, on peut ! »

 

J’ai pris mon traitement d’anxiolytiques et d’anti-dépresseurs pendant 1 an.  J’ai arrêté complètement au mois de juin 2007.

 

Qu’il est bon de se détacher et de faire confiance à nouveau.

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Burn-Out: Témoignage

  • : Témoignage d'un Burn-Out confirmé et d'une Renaissance à la Vie
  • : Au mois d'avril 2006, à 34 ans, j'ai été victime d'un Burn-Out professionnel complet. Aujourd'hui, j'en suis sortie, avec le sentiment de vivre une vraie renaissance à la vie: le souffle de la deuxième chance! C'est dans cette perspective que j'ai créé ce blog, afin de livrer un message d'espoir pour ceux et celles qui sont victimes de l'épuisement professionnel: "Il y a une vie après le burn-out, pleine de surprises et de bienfaits!". Mon conseil: "Lâchez prise!".
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